lundi 26 septembre 2011

Test MATOS #5 : Les coinceurs TOTEM CAMS

Pour les accrocs de Facebook, parler des TOTEM pourrait paraître rébarbatif. Il est vrai qu'on en a déjà dit beaucoup de bien. Que ce soit avant le Pérou comme pendant le voyage. Mais on  se fiche de se répéter ! Pourquoi ? Et bien parce que cela fait bientôt 1 an que nous grimpons avec des TOTEM … qui nous semblent désormais INDISPENSABLES ! On assume donc d’être insistant sur le sujet. Cela nous semble d’autant plus légitime que les TOTEM sont incontestablement révolutionnaires  et se sont largement imposés sur le marché des coinceurs mécaniques. Apparemment, on n’est pas les seuls à penser ça : il n’y a qu’à voir le nombre de chroniques qui leurs sont consacrées et le nombre de commentaires positifs venant de revues et de professionnels de tous les pays. Ce mois-ci, c'est le grand Arnaud Petit qui en fait la promotion et les TOTEM sont en première page du magasine Vertical. Alors on se dit que ça fait 1 an qu'on en parle, et qu'on en pas fini d'en parler !
Fleurs jaunes, donc TOTEM Jaune (Esfinge)

On adore :
  • Leur totale flexibilité : il nous est arrivé de les mettre à l'envers (têtes en bas) dans des écailles et même là, ça tient.
  • Leur légèreté : quand on en vient à compter le nombre de stoppers, de sangles et de pitons que l'on prend dans une voie afin de limiter au maximum le poids pendu au baudrier, on est bien content que les TOTEM soient bien plus légers que les habituels Camalots ...
  • Leurs lobbes non-arrondis qui améliorent les ancrages : la forme des lobbes nous semble plus efficace dans les fissures évasées et pas tout à fait parallèles. Il suffit de comparer avec un camalot pour comprendre l'utilité de cette forme de lobbe dans certaines fissures ;
  • Leur tenue en main particulièrement pratique par temps froid (moins de sensation dans les doigts) et/ou avec des gants : alors que ça pourrait paraître un détail, la facilité de tenue des TOTEM est aujourd'hui devenu l'un des principaux atouts que l'on y trouve par rapport aux camalots, surtout l'hiver !
 On aime moins :
  • Rien ! Nothing ! Nada !
Dans les trous d'Hatun Macchay

Au final :
Les TOTEM peuvent s’acheter les yeux fermés. Le jeu composé des 5 tailles les plus utilisées (et dont les couleurs correspondent aux Camalots, ce qui est pratique) peut convenir à la fois au débutant en terrain d’aventure qu’au grimpeur confirmé souhaitant « doubler » son jeu de camalot. A l’usage, on s’est rendu compte qu’il arrive de placer un TOTEM là où l’on n’arrivait pas à bien faire « travailler » le camalot équivalent (grâce à la souplesse ou aux lobbes). Les deux jeux sont donc très complémentaires, en libre comme en escalade artificielle (notamment en calcaire). Même pour des courses nécessitant seulement quelques friends (course d’arête, couloir ou goulotte mixte), ce sont maintenant les TOTEM qui ont notre préférence, bien plus légers et facilement maniables. Aller promis, on arête d'en parler parce qu'à force, on n'est plus crédible ... et puis de toute façon, vous êtes déjà partis en acheter un jeu !

A NOTER : Dernière minute (presque) ! En fait on va surement continuer à vous en parler, car tout récemment, de nouveaux coinceurs ont été conçus par TOTEM MT  :  les BASICS et les HYBRIDS  complétent la gamme de TOTEM. On ne les connaît pas encore, mais on espère les essayer bientôt pour vous dire tout ce qu’on en pense et continuer de les comparer avec ce qu'on utilise habituellement.
 
Prix indicatif : 69.95 € (pour les Totems)
Plus d’infos : http://www.totemcams.com
Avec les TOTEM au baudrier : une photo dont on ne se lasse pas !

Relais d'anthologie dans les trous de Hatun Macchay
Différents essais dans des trous évasés
Ça tient !
Complémentarité des friends : manquent les BASICS !
Traversée somptueuse à protéger (Esfinge)
Dans la longueur en 7a-7b que nous avons passé en A1, Totem à la main
Changement de premier de cordée au niveau de la large vire intermédiaire à 5000 mètres d'altitudes 

750 mètres de fissures à Totem (Esfinge)

vendredi 16 septembre 2011

Merci au Comité Régional FFME Midi-Pyrénées !

Le Comité Régional FFME Midi-Pyrénées parle de nous sur son site Internet (http://crmp-ffme.fr/Detail.23+M5c8fcee1172.0.html).
 C'est l'occasion de les remercier à nouveau pour l'aide financière qui a été décisive pour le projet "Pyrénées-Pérou 2011". On rappelle d'ailleurs que cette bourse "expé" du comité régional FFME est réservée aux grimpeurs de la région qui ont envie d'aller voir ce qui se passe sur les montagnes ailleurs. Pensez-y !

Au delà de cette aide ponctuelle, c'est aussi l'occasion de remercier (parce qu'on en a bénéficié) et de rendre hommage, comme on dit, aux bénévoles qui se donnent à fond dans les clubs et les fédés et permettent, au bout de plusieurs années, à des gens comme nous de réaliser des rêves. Ce genre d'hommage au "dévouement" des bénévoles sonne souvent faux dans les grands discours. Mais pour nous, ça a un sens très concret ! Septembre, c'est le mois des inscriptions : ouvrez la porte du club près de chez vous !

mercredi 14 septembre 2011

Test MATOS #4 : les chaussures HANWAG APPROACH GTX

Autant le dire de suite : encore un produit qu’on adore (et oui, on ne fait des chroniques que sur le matériel qu’on a beaucoup aimé) …
Les Approach GTX sur le chemin de La Esfinge
Il y’a une dizaine d’années à peine, on continuait à mettre les grosses chaussures pour de longues approches accidentées en montagne. Cela semble avoir évolué aujourd’hui : on préfère prendre des baskets qui sont plus légers et moins encombrants (dans un sac comme pendus au baudrier). Chaque marque a sorti son ou ses modèles spécifiques pour des utilisations « montagne » voire, de plus en plus, pour des utilisations « marche + escalades faciles ».
Au Pérou, nous avions la chance d’avoir une chaussure d’alpinisme bien adaptée pour l’altitude (cf. chronique Matos 2). Mais en revanche on voulait au maximum éviter de marcher avec ! Il nous fallait donc emporter une paire de baskets polyvalente que l’on mettrait aussi bien pour du tourisme (Macchu Pichu et tout et tout) qu’en haute montagne : une chaussures mariant les centres villes aux glaciers en quelques sorte.

Avec Anne-Lise de HANWAG, on s’est entendu pour tester leur modèle APPROACH GTX. Plusieurs chroniques récentes ont parlé de la Hanwag Badile Low GTX que nous ne connaissons pas. Mais on peut vous dire que l’APPROACH GTX est une tuerie. Bon, c’est pas la chaussure la plus agréable pour se balader dans les rues de Cuzco et piétiner dans un monastère d’Arequipa. Le bloc semelle est très rigide et la chaussure est chaude (transpiration). Mais c’est bien normal : elle n’a pas du tout été faite pour ça. L’APPROACH GTX semble avoir été faite pour des terrains exigeants en montagne et des pratiques accidentées. Et sur ce point, on a été comblé. Ce n’est pas rien de le dire car si l’on fait les comptes, on a porté cette chaussure quasiment tous les jours du 10 juin au 16 juillet ! Et pour info, l’un de nous deux l’a tous les jours au pied pour aller au boulot, en plus des week-ends en vadrouille … On l’a trouvé vraiment redoutable en montagne, notamment hors des sentiers, en terrain instable (moraine, éboulis), voire vertical (approche, escalade facile). Un petit bijou qu’on espère user le moins vite possible ....
Hyper étanches
On adore :
  • Son laçage précis en pointe de pied
  • Sa taille fine de la chaussure au niveau du coup de pied
  • Sa membrane Gore-Tex qui rend la chaussure très étanche (et plutôt chaude)
  • Sa rigidité du bloc semelle qui en fait une arme pour les grimpeurs et en terrain instable (éboulis)
  • Sa robustesse, qui permet de l’utiliser sans se poser une seule question !
On aime moins :
  • RAS (si l’on accepte la technicité de la chaussure qui ne la rend pas polyvalente)
Solidement attachées au baudrier pour redescendre de La Esfinge (5325 m)
Au final : L’APPROACH GTX est une véritable chaussure pour grimpeur/alpiniste souhaitant à la fois laisser ses chaussures montantes à la maison mais pouvoir courir dans des éboulis, traverser un névé, et grimper au maximum sans se retourner les orteils dans des chaussons trop petits. Elle est donc très technique et sans concession. Ce n’est pas une chaussure polyvalente (mais peut on être excellent et polyvalent à la fois ?). La forme conviendra peut être davantage aux pieds fins/étroits. L’APPROACH GTX nous semble particulièrement idéale pour les marches d’approche alpines. A noter qu’elle excelle en escalade artificielle où la rigidité de la semelle soulage la plante du pied comprimée toute la journée par les échelles.

Prix indicatif : 165 €

Plus d’infos : http://www.hanwag.fr

Plus discrètes en bleu qu'en jaune !
Robustes et mises à l'épreuve !
Des chaussures pour faire le beau :)

lundi 12 septembre 2011

Test MATOS #3 : La doudoune PYRENEX ARCTIQUE JACKET

Waouh, alors là, que dire … On pensait avoir pris le rythme de rédaction pour ces chroniques « matos » qui nous permettent de donner notre avis sur le matériel testé dans les Andes. Mais là, c’est plus difficile. Car le programme de la doudoune PYRENEX ARCTIQUE dépasse très largement le créneau qui a été le notre durant notre voyage. Elle est effectivement prévue pour de vraies conditions extrêmes (hivernales, très haute altitude, froid polaire) que nous n’avons finalement pas rencontrées, même lorsque nous avons fait demi-tour vers 6000 m au Chopicalqui sous des rafales violentes et glaciales de neige fraiche. Mais malgré que son programme soit fait pour affronter des froids bien plus problématiques, on l’a toujours prise avec nous ! Ben ouais, comment ne pas profiter du confort qu’apporte une telle doudoune ?!
Avec l’ARCTIQUE, pas de recherche de compromis : c’est une doudoune TRES chaude et TRES robuste qui n’a rien à voir avec les autres doudounes « light » et compressibles que l’on prend « au cas où » en fond de sac. Vous vous demanderez peut être qu'elle est son intérêt en alpinisme plus "classique". Selon nous, elle peut faire gagner beaucoup de poids et de place car sa chaleur et sa résistance à l’humidité (rare pour une doudoune en plume) nous a par exemple permis de bivouaquer SANS duvet au camp de base du Pisco (4 600 mètres, températures négatives). Elle faisait également parti de notre sac pour bivouaquer sans duvet, encore une fois, sur une vire de la face Est de La Esfinge (que nous ne pensions pas arriver à parcourir en une journée continue). Il suffit de l’enfiler une fois pour comprendre que c’est un produit rare et unique avec des finitions détaillées qui ne sont pas là au hasard.
On adore :
  • Son extraordinaire apport chaleur !
  • Sa coupe originale (compartiments verticaux sur le torse) qui atténuent l’effet « bibendum » et permettent de voir ses pieds durant l’escalade !
  • Sa capuche chaude et facilement réglable (vendue avec un bandeau de fourrure, comme les inuits, que l’on peut enlever)
  • Ses scratchs de serrage des poignets maniables avec des gants
  • Sa cagoule intégrée (vendue avec) et repliée dans une petite poche au niveau du cou
  • Sa longueur qui permet de protéger les fesses et les hanches (zones sensibles en bivouac).
  • Sa jupe « pare-neige » qui nous a bien isolée du froid
  • Ses grands renforts de manche la rendant inusable
 On aime moins :
  • Quelques détails sans importance nous paraissent un peu superflus (mais ne le sont peut être pas dans des conditions extrêmes) : la fourrure, le chiffon anti-buée, le crochet porte-gant, le protège-carte d’identification (pour s’identifier au camp de base de l’Everest !) sur le biceps gauche.
  • Sinon RAS, si l’on accepte son poids et son volume vue l’énorme apport de chaleur et sa robustesse
Au final :

L’ARCTIQUE est une pure doudoune d’expédition en haute altitude ou en condition polaire. Elle est à peine plus lourde que la concurrence sur ce type de produit élitiste, surpoids qui nous semble justifié par la robustesse de l’ensemble (énormément de renforts qui augmente sa durée de vie). A noter : en enlevant la fourrure, la cagoule et le chiffon anti-buée qui sont intégrés, son poids de vente affiché baisse sensiblement. Pour avoir comparé avec d’autres produits (VALANDRE, modèle BERING et TRIPLE ZERO, modèle UKERDI 300 2P) en magasin, sa coupe nous paraît mieux plus adaptée pour grimper avec un baudrier grâce aux compartiments verticaux. Tout cela fait qu'au final, alors qu'on ne l'aurait peut être pas acheté parce que trop technique, nous recommandons finalement cette ARCTIQUE sans aucune hésitation pour tous ceux qui recherchent une doudoune hyper chaude et sans concession pour l'alpinisme engagé et le grand froid (hivernales, altitudes, bivouacs improvisés). La coupler avec un pied d’éléphant semble être une piste intéressante. Nous, on se dit qu’on a de la chance d’avoir cette doudoune que l'on va garder 1000 ans et qui n'a pas fini d'être une intime compagne de moments intenses. Merci Marion pour cette unique découverte.

Prix indicatif : 550 €

Plus d’infos : http://www.pyrenex.com/sport/

Vue d'ensemble
Compartiments verticaux sur le buste
Renforts épaules
Système d'étanchéité
Guêtres de poignets en lycra
Gadget pour accrocher les gants
Dans son filet de stockage
Intérieur avec poche "secrète" pour cagoule de protection (derrière l'étiquette)
Bande polaire au niveau du cou
Jupe isolante (anti-neige et anti-vent)
Gadget chiffon anti-buée (poche poitrine droite)
Robustes systèmes de serrage
Interdiction de se moquer :)
Avec la fourrure
Serrage de capuche
Sans fourrure (+ adapté pour l'alpinisme)
Dans le sac de compression (mais pas compressé ici !)

mardi 6 septembre 2011

Y'a pas que l'alpinisme ! Un peu de paysages, d'agriculture, de traditions et de festivités

Une publication dans l'Echo Paysan, un journal de la Conf' 82 ? Pourquoi ?! Parce que c'était l'occasion de parler d'autres choses, vues et vécues au Pérou, au delà de la grimpette. On a donc écrit un petit article sans prétention cet été, conçu sous la forme de témoignage et de "Retour de périple au coeur des Andes péruviennes". Celui-ci vient d'être publié dans le n°116 et nous pouvons maintenant le partager ! Tout ne correspond pas exactement à ce que nous avons fait avec Flo, car la seconde partie du voyage était différente pour Maud et Aurélie. Mais tout ça ne change rien au sens de l'article. De quoi donner un peu plus encore l'envie de (re)venir dans ce pays :)

Notre article est en en pages 5 et 8. Mais on publie d'abord la première page qui contient la référence du journal que l'on remercie. D'ailleurs, lisez-la : vous y trouverez un édito en guise d'invitation à la fête organisée ce samedi 10 septembre en plein air. C'est chaque année convivial, festif et ouvert à tous. Avis aux amateurs !

Un conseil pour la lecture : cliquer sur l'image et zoomer la page !


L'occasion pour nous de publier quelques autres photos du voyage !

Ânes et chevaux pour relier les villages du Canyon de Colca
Manifestation d'alpacas à 3600 mètres d'altitude
De la place en terrasse mais pas d'ombre (Colca)
Marcher, porter, filer. Le trio gagnant pour vivre à Cabanaconde
Chapeaux traditionnels portés par des vendeuses de chapeaux traditionnels. C'est louche ...
Séchage de viande et grillage de maïs à domicile
Chivay : les montagnes ne sont jamais bien loin
Après le fameux tableau "L'origine du monde" (Courbet, 1866), voici "L'origine de la turista" (Bnos, 2011)
Cultures en terrasses (Cabanaconde)
Agriculture intensive
Presque le Canigó !
Parterre de fleurs en préparation : prochaine pub "Dior" ou cérémonie religieuse ?
Ah ben si même les gars s'y mettent, c'est pér-où qu'on va bon sang ...
Cacahuètes ambulantes
Pas de temps à perdre ! Petit commerce et tricotage (A noter : LE chapeau féminin de la région de Huaraz)
Des poulets à chaque coin de rue
Un maxi Best Of Big Huaraz Pig. Avec frite et coca. Sur place ou à emporter ?
Photo d'une photo de cochon d'inde grillé. Pour faire saliver le client devant les restos
Fêtes annuelles du solstice d'été à Cuzco. Beaux chapeaux. Décidément !
Tradition VS modernité occidentale ? Pffff ... plaisir, c'est tout.
Mixture locale mélangeant œufs, citron et alcool (fort). Ah ben quitte à aller à la rencontre des populations, allons-y jusqu'au bout :)