mercredi 24 août 2011

Test MATOS #2 : Les chaussures ZAMBERLAN DENALI


A vrai dire, on ne connaissait pas bien la marque ZAMBERLAN avant de préparer le voyage au Pérou. Et à vrai dire, on ne savait pas du tout quel était le meilleur choix à faire concernant les chaussures à embarquer au Pérou … Difficile de savoir si les nôtres (type Népal Top) suffiraient pour ce que nous voulions faire, s’il valait mieux prévoir quelque chose de plus chaud en cas de mauvais temps, si l’on allait bivouaquer dans la neige à plus de 5000 m, si des surbottes seraient idéales, etc. Les retours d’expérience de certains amis autour de nous finissaient presque de tout embrouiller : l’un était allé au Chopicalqui (+ de 6000 m) en LA SPORTIVA NEPAL TOP + Surbottes et avait trouvé ça un peu limite pour ses orteils, l’autre avait réussi le Shishapangma (+ de 8000 m) en coques ASOLO AFS 8000 sans aucun soucis … Pour nous, l’équation consistait à ne pas vouloir se geler les orteils sans pour autant investir dans des chaussures dont on peut très bien se passer le reste de l’année dans nos montagnes européennes. Alors on hésitait entre partir avec les notres seulement, acheter des surbottes en plus, acheter des coques ASOLO (car moins cher que le reste), ou encore acheter une chaussure chaude et technique (de type LA SPORTIVA SPANTIK ou SCARPA PHANTOM 6000).
Bref ! C’est en cherchant un maximum d’idées et de réponses à ces questions qu’on est tombé sur le site web de Zamberlan (www.zamberlan.com). Tous les modèles nous ont paru excellents ! Mais de là à penser qu’on en aurait bientôt une paire chacun, on était à mille lieux.
Tous ces questionnements ce sont réglés en une poignée de jours lorsque, grâce au soutien de PL DIFFUSION, nous avons reçu à la maison 2 paires du modèle DENALI à essayer durant notre séjour dans les Andes !
Voici donc ce qu’on peut en dire après les avoir monter sur deux sommets d’environ 5500 m par beau temps et les avoir testé dans du gros-gros mauvais temps (vent + grésil) sur les crêtes du Chopicalqui à 6000 m (-20° / -30° C) …
On a vraiment adoré :
  • Leur CHALEUR ! Très chaudes, incontestablement adaptées à des altitudes plus élevées ou à des températures plus basses que ce qu’on a eu. Il y’a de la marge ! Nous n’avons jamais ressenti le froid au bout des orteils
  • Leur POIDS : Elles sont assez légères pour des chaussures d’un tel apport thermique
  • Leur CHAUSSON INTERIEUR : pratique au bivouac (avec petite semelle isolante pour marcher)
  • La GUETRE intégrée, haute, hyper-isolante et protectrice
  • Le système de LACAGE rapide et facile à utiliser avec des gants
On a moins aimé :

Le HAUT DE LA GUETRE essentiellement ....
  • car la taille du tour de jambe de la guêtre est 10 fois trop large pour nous ! Trop maigres ?! Va falloir qu’on se mette à faire du vélo ou à prendre de l’EPO pour faire gonfler nos mollets … Quoi qu’il en soit, un simple système de serrage avec élastique améliorerait ce détail important en cas de tempête (sinon la neige rentre dans la guêtre)
  • car le CLIP-PRESSION qui permet de bloquer la fermeture éclair est protégé par une languette en caoutchouc très rigide qui irrite les tibias !
Au final, quel avis ?
Quelle chance on a d'avoir ce type de chaussure ! La DENALI est un très beau produit, solide et de qualité, d'où son prix élevé ... On a été séduit par cette chaussure d’altitude très chaude qui, contrairement aux premières apparences visuelles, n’est pas si lourde et encombrante qu’elle n’y paraît.
Elle nous a ravi durant les ascensions car le bloc semelle est bien taillé et facile à cramponner. Selon nous, la DENALI est idéale pour la progression sur glacier, couloirs ou face en glace ou neige. Pour le mixte, la pointe de la semelle est plutôt fine et précise mais l’épaisseur globale de la chaussure nous semble limiter son usage à de l’escalade mixte « classique » (de niveau moyen). Son champ d’activité dépasse très largement ce que nous en avons fait ! Particulièrement robuste et solidement conçue, on n’a pas fini de l’amener avec nous … Elle permet sérieusement d’envisager la découverte de la haute altitude (+ de 7000 mètres) et des mondes polaires. Plus près de nous, elle conviendra tout à fait pour certaines hivernales engagées dans les Alpes ou les Pyrénées.
Prix indicatif = 600 €
Plus d’infos ici :
http://www.zamberlan.com/
http://www.zamberlan.com/catalog/index.php?lang=en&pg=prod&idprod=175&idcat=1

jeudi 11 août 2011

Test Matos #1 : le réchaud JETBOIL HELIOS

On inaugure notre première chronique "matos" ! Ben ouais, au delà des belles photos et des moments passés en montagne, une petite expé, c'est aussi une accumulation d'ustensiles sur lesquels on compte plus que tout. Et comme pour tout voyage, mieux vaut faire le bon choix avant de partir parce qu'une fois sur place, ça peut rapidement devenir compliqué ... C'est tout particulièrement le cas du réchaud, pièce indispensable pour manger et boire (en faisant fondre de la neige) en montagne.
Après de nombreuses heures passées devant les différents catalogues et site internet, nous avons opté pour le Jetboil HELIOS.
Et autant dire de suite que notre choix s’est avéré juste car nous avons était vraiment surpris par la performance de cet outil. Nous l’avons testé jusqu'à 5500m par des températures entre -10 et -15° et nous n'avons observé aucune perte de régime. Pourtant ce réchaud fonctionne seulement au gaz !


Car effectivement, notre difficulté à choisir un type de réchaud venait principalement du choix entre l’essence et le gaz.
Pourquoi avoir choisi un réchaud à Gaz ?
Tout d’abord parce qu'on on trouve facilement du gaz au Pérou (Cuzco et Huaraz) et qu'il coûte à peu près le même prix qu'en France. Ensuite parce que le Jet Boil Helios est le premier réchaud à gaz à avoir été conçu pour fonctionner en haute altitude et dans le froid (notamment : il a était testé en chambre froide jusqu'à -20° par les fabricants). Enfin, nous voulions nous éviter tout les désagréments d’un réchaud à essence : l’odeur, l’entretien, l’attention qu’il faut porter dessus pour ne pas qu’il s éteigne, le risque de mettre le feu a la tente, etc.
Alors quels sont les avantages du Jetboil Helios ?
  • La capacité de la casserole (2 litres)
  • La largeur de la casserole (bien pratique pour faire fondre la neige)
  • Le pare-vent en plexiglas : solide, clippable et facile à ranger
  • Le système permettant que le gaz passe dans un tuyau réchauffé par la flamme avant même d’arriver dans le bruleur (ce qui liquéfie le gaz même par basses températures)
  • La cartouche de gaz est fixée à l’envers ce qui permet au gaz de bien descendre vers le tuyau et de bien vider la cartouche dans sa totalité
  • La stabilité de l'ensemble
  • La flamme est protégée par une grille en ferraille sous la casserole (sorte de résistance) qui maintient une température élevée pendant la cuisson même si l'air est frais
  • La rapidité de cuisson
  • La faible consommation de gaz
  • Le piezo fonctionne super bien
  • Aucun entretien à faire avant ou après utilisation
Quels sont les inconvénients du Jetboil Helios ?
  • La casserole n’a pas de bec verseur
  • La fixation de la poignée nous parait un peu fragile
  • Impossible de le suspendre à la paroi (donc pas adapté aux bigwalls)
  • Comme pour tout réchaud à gaz, il faut dormir avec les bombonnes bien au chaud dans le duvet
  • Il faut être un peu réveillé le matin pour ne pas faire comme moi, c'est-à-dire mettre la casserole sur le feu avec sa protection en plastique dessous.
En conclusion : Un réchaud qui permet de profiter des avantages pratiques du gaz dans le froid et en altitude. On a vraiment été séduit par ce matériel, sûr qu’il fera partie de nos prochaines aventures estivales et hivernales!

D'autres infos ici :

mercredi 10 août 2011

Les chroniques arrivent !

Chroniques Photos, Chroniques Matos, Chroniques non chroniquées, ca y'est : on s'y remet un peu !

Concernant les photos, ceux qui ont la chance de partir savent combien c'est agréable de se replonger dans les photos. Ça nous donne envie d'en partager d'avantage sur ce blog. On va sans doute faire des regroupements thématiques (quoique) et en publier régulièrement, jusqu'à ce qu'on est tout mis.

Concernant le matos, on prépare également quelques chroniques pour rendre compte du matériel qu'on a testé au Pérou. C'est peut être un trucs de passionnés abrutis par leur passion, mais ceux qui aiment parler "matos" seront ravis, eux :)

Concernant les chroniques non chroniquées ... c'est juste pour s'autoriser à écrire ce qu'on a envie d'écrire !

A très très vite donc,
Florian & Rémi

lundi 1 août 2011

Pyrénées-Pérou 2011 : La suite arrive ... dans quelques jours !

Déjà 15 jours que nous sommes rentrés à chez nous et l'on ne s'est pas encore trop re-penché sur le blog. Ben oui, il a fallu suivre le tour de France dans les Alpes, puis la natation, goûter le rosé de saison, réhabituer nos ventres à manger du melon et des tomates, bref : des choses vitales ! On a pourtant pas mal de chose à raconter et à partager. On prend un peu le temps, disons. Merci encore pour tous les messages hyper sympas que l'on a reçu et à très vite donc !

vendredi 15 juillet 2011

Et maintenant, c'est pér-où qu'on rentre chez nous ?!

Adiou les petits déj' d'Emilio et le pain de l'arnaque

Adiou les couchés de soleil de reve

Adiou tendre Cusquena

Adiou la pousque de Huaraz

Adiou la main d'oeuvre pas chère

Adiou les expés de 100 porteurs, 40 mules et 2 alpinistes

Adiou les collectivos bondés

Adiou les beaux chapeaux colorés

Adiou Esfinge

Adiou les réveils plus que matinaux, le froid et l'altitude

Adiou la préparation des sacs

Merci à toutes et à tous pour vos mots de soutiens nombreux, touchants et généreux !

Bienvenue au quotidien,
Déja nostalgiques et pourtant contents
Adiou Pérou,
On rentre chez nous !

jeudi 14 juillet 2011

Une dernière journée à Hatun Macchay



Apres avoir soutenu nos amis péruviens dans leur lamentable defaite contre le Chili (0-1 à la 92ème minute ...), nous rentrons d'une superbe journée de grimpe a Hatun Macchay.

Hatun Macchay, c'est LE site de grimpe de la région, voire du Pérou puisque c'est dans celle-ci que se concentre la majorité des pratiquants du pays (région de Huaraz = "Ancach"). Mais c'est surtout LE site du coin parce que c'est, tout simplement, un superbe et grandiose cadre et le rocher, plus qu'original, est vraiment agréable à grimper. Alors autant dire qu'on a passé une superbe journée mi-grimpe mi-farniente comme ca faisait longtemps que ce n'etait pas arrivé ! Les voies ne dépassent presque jamais les 25 mètres de haut mais c'est une escalade assez raide et parfois suprenante qui y est proposée ... alors 25 mètres, ca suffit bien souvent !



On ne va pas détailler les "croix" que chacun de nous a pu faire sur la centaine de voie équipée sur le site (ouh la la qu'elle ruse pour ne pas avouer qu'on n'a fait que du 4sup :). On préferera parler des rencontres sympas qu'on y a faite, notamment avec un guide italien installé au Mexique depuis 8 ans et qui nous a réussi à titiller notre envie de grandes parois en nous parlant de plusieurs montagnes mexicaines "incréibles" ... A croire que les voyages donnent des envies de voyages !


Avant de laisser aux photos le soin de suggérer l'ambiance des lieux mieux que nos mots ne le feraient, il nous faut aussi parler de la "gestion" plus que surprenante du site ... Hatun Macchay est, à la base, un site archéologique connu. Les grimpeurs se sont progressivement appropriés ces antennes de caillou déchiré très isolées au milieu de patures d'altitude (ah oui on n'a pas précisé que ici on grimpe a 4250 m d'altitude, ce qui en fait un bon plan pour s'acclimater ... nous on n'a rien compris puisqu'on y est allé le dernier jour !). On disait donc que les grimpeurs ont peu a peu équipé des voies et que les agences (+ de 200 sur Huaraz aujourd'hui !) ont de plus en plus inclues dans leurs prestations touristiques une ou plusieurs journées d'escalade à Hatun Macchay. Mais ...


Mais la consécration de Hatun Macchay comme haut-lieu d'escalade du Pérou semble s'etre accélérée il y a une dizaine d'années (si on a bien compris, la date est à vérifier) lorsqu'un argentin tenant une agence de trek à Huaraz a acheté des terres sur le site lui-meme. Il y a construit un refuge qui est aujourd'hui bondé en plein saison, comme nous avons pu le constater. L'ambiance y est plutot sympathique en soit ("ouais on est des grimpeurs, on est tous copains" "Oh toi aussi t'as la barbe et les cheveux longs ? Cooool !" "Et puis on vient tous de pays differents, du monde entier, c'est beau ... tu veux que je t'assures ?"). Bref ! Rien de bien méchant a priori ...


Rien de méchant a priori, si ce n'est que ce fameux argentin a décrété que l'accès au site serait dorénavant payant. 5 Soles (monnaie péruvienne) pour la journée, ce n'es tpas cher en soit. Mais le principe pose question ! En arrivant hier matin, nous sommes donc descendus du bus devant le refuge, sommes rentrés, avons payés nos 2x5 soles avant de pouvoir descendre au pied des falaises et chausser nos chaussons. Des sites d'escalade payant ... ca pourrait donner des idées à de nombreux propriaitaires en France ! On croit d'ailleurs se souvenir que des tentatives ont eu lieu par le passé. Cela nous fait aussi penser au problème soulevé par la mise en place de "forfait raquettes a neige" dans les abords des stations de ski francaises ... doit-on faire payer l'acces aux sites de pratiques des "sports de nature" ? Vaste débat, peut -etre, mais un débat auquel on n'a aucune envie de participer parce qu'on est archi contre, par principe ! (ca nous fait penser a certaines discussions qui ont eut lieu durant les Assises de l'alpinisme cette année et qui a donné lieu à un manifeste, dont Mountain Wilderness est signataire, et qui aborde notamment ces principes là : http://www.assisesdelalpinisme2011.fr/ ).

A travers ces quelques lignes, on ne voudrait quand meme pas donner l'impression que Hatun Macchay soit uniquemenet synonyme de "SITE PAYANT". Parce que c'est d'abord tres beau et tres chouette d'y grimper et d'y passer du temps. Le reste, ca fait partie des choses qu'il faut avoir en tete, sur lesquelles il nous faut etre vigilant, disons ... autant qu'on le peut ! Tout cela est aussi l'occasion de vous dire que, conformément à notre projet initial et à notre partenariat avec Mountain Wilderness (cf. pages infra blog), nous avons fait un bon paquet de relevés et de photos concernant "l'empreinte touristique" des lieux que nous avons traversés et dans lesquels nous avons séjournés. On se donne quelques jours pour atterir et reprendre nos petits rythmes quotidiens au pays avant de vous en dire davantage sur la forme que nous allons donner à cet ensemble d'observations. Parce que ca risque de nous prendre du temps, sans doute, d' "atterir" ...

mardi 12 juillet 2011

Alors que faire ??!!


Deux jours ... plus que deux jours et nous rentrons en France ! Alors que faire ??!! Curieusement, ces deux mots ("que faire ?") font partie du top 5 des expressions les plus utilisées de notre séjour dans les Andes ! Les aléas climatiques sont responsables de 95% de ces énonciations. Mais aujourd'hui, c'est un nouveau genre de "que faire" que l'on se pose : la contrainte ne vient plus du ciel (on dirait un cours d'athéisme á la Onfray !) mais du calendrier qui devient de plus en plus serré ... Nous avons un billet de bus pour rentrer sur Lima jeudi soir (voyage de nuit) et notre avions décolle pour Madrid vendredi matin a 11h. Il ne nous reste donc pas beaucoup de temps pour continuer de profiter de notre séjour.

On aurait aimé monter une derniere fois en altitude pour tenter de ramener un echantillon de neige andine. Car apres le granit de La Esfinge, on a envie de sortir les piolets et de brocher dans de la glace raide, un luxe pour des pyrénéens en plein mois de juillet ! Mais nous n'avons pas suffisamment de temps pour repartir un dernier coup (tenter un 6000 par exemple ... et oui !). Et puis de toute facon, Flo a été malade durant la nuit et l'est encore aujourd'hui. Faut dire qu'on a beau etre plein d'idées et de motivation, aujourd'hui, on sent bien aussi que nos corps sont un peu fatigués ! Alors il a fallu se rendre a l'évidence et accepter que nos piolets, nos crampons et nos supers chaussures d'altitude allaient devoir sagemment rentrer en France sans gambader á nouveau dans ses montagnes de lamas.

Reste donc une question originale ... que faire ?! Si l'alpinisme est désormais évacué par manque de temps, demeure l'embarras du choix ! Apres une grande réflexion, nous avons finalement opté pour occuper ces deux dernieres journées par une coordination précise et adéquate de quatre éléments tout á fait honorables :
- Biere en terrasse
- Copa America de Football avec notamment un PEROU - CHILI cet apres-midi
- Profiter du fait d'etre en vacances parce que lundi, eh eh, faut retourner au boulot
- Et pour la bonne conscience, découverte du fameux site de grimpe de HATUN MACCHAY qui est a 2 heures de Huaraz.

Entre temps, on essaiera aussi de faire nos bagages. Ah la la, ca sent la fin tout ca ...