lundi 12 septembre 2011

Test MATOS #3 : La doudoune PYRENEX ARCTIQUE JACKET

Waouh, alors là, que dire … On pensait avoir pris le rythme de rédaction pour ces chroniques « matos » qui nous permettent de donner notre avis sur le matériel testé dans les Andes. Mais là, c’est plus difficile. Car le programme de la doudoune PYRENEX ARCTIQUE dépasse très largement le créneau qui a été le notre durant notre voyage. Elle est effectivement prévue pour de vraies conditions extrêmes (hivernales, très haute altitude, froid polaire) que nous n’avons finalement pas rencontrées, même lorsque nous avons fait demi-tour vers 6000 m au Chopicalqui sous des rafales violentes et glaciales de neige fraiche. Mais malgré que son programme soit fait pour affronter des froids bien plus problématiques, on l’a toujours prise avec nous ! Ben ouais, comment ne pas profiter du confort qu’apporte une telle doudoune ?!
Avec l’ARCTIQUE, pas de recherche de compromis : c’est une doudoune TRES chaude et TRES robuste qui n’a rien à voir avec les autres doudounes « light » et compressibles que l’on prend « au cas où » en fond de sac. Vous vous demanderez peut être qu'elle est son intérêt en alpinisme plus "classique". Selon nous, elle peut faire gagner beaucoup de poids et de place car sa chaleur et sa résistance à l’humidité (rare pour une doudoune en plume) nous a par exemple permis de bivouaquer SANS duvet au camp de base du Pisco (4 600 mètres, températures négatives). Elle faisait également parti de notre sac pour bivouaquer sans duvet, encore une fois, sur une vire de la face Est de La Esfinge (que nous ne pensions pas arriver à parcourir en une journée continue). Il suffit de l’enfiler une fois pour comprendre que c’est un produit rare et unique avec des finitions détaillées qui ne sont pas là au hasard.
On adore :
  • Son extraordinaire apport chaleur !
  • Sa coupe originale (compartiments verticaux sur le torse) qui atténuent l’effet « bibendum » et permettent de voir ses pieds durant l’escalade !
  • Sa capuche chaude et facilement réglable (vendue avec un bandeau de fourrure, comme les inuits, que l’on peut enlever)
  • Ses scratchs de serrage des poignets maniables avec des gants
  • Sa cagoule intégrée (vendue avec) et repliée dans une petite poche au niveau du cou
  • Sa longueur qui permet de protéger les fesses et les hanches (zones sensibles en bivouac).
  • Sa jupe « pare-neige » qui nous a bien isolée du froid
  • Ses grands renforts de manche la rendant inusable
 On aime moins :
  • Quelques détails sans importance nous paraissent un peu superflus (mais ne le sont peut être pas dans des conditions extrêmes) : la fourrure, le chiffon anti-buée, le crochet porte-gant, le protège-carte d’identification (pour s’identifier au camp de base de l’Everest !) sur le biceps gauche.
  • Sinon RAS, si l’on accepte son poids et son volume vue l’énorme apport de chaleur et sa robustesse
Au final :

L’ARCTIQUE est une pure doudoune d’expédition en haute altitude ou en condition polaire. Elle est à peine plus lourde que la concurrence sur ce type de produit élitiste, surpoids qui nous semble justifié par la robustesse de l’ensemble (énormément de renforts qui augmente sa durée de vie). A noter : en enlevant la fourrure, la cagoule et le chiffon anti-buée qui sont intégrés, son poids de vente affiché baisse sensiblement. Pour avoir comparé avec d’autres produits (VALANDRE, modèle BERING et TRIPLE ZERO, modèle UKERDI 300 2P) en magasin, sa coupe nous paraît mieux plus adaptée pour grimper avec un baudrier grâce aux compartiments verticaux. Tout cela fait qu'au final, alors qu'on ne l'aurait peut être pas acheté parce que trop technique, nous recommandons finalement cette ARCTIQUE sans aucune hésitation pour tous ceux qui recherchent une doudoune hyper chaude et sans concession pour l'alpinisme engagé et le grand froid (hivernales, altitudes, bivouacs improvisés). La coupler avec un pied d’éléphant semble être une piste intéressante. Nous, on se dit qu’on a de la chance d’avoir cette doudoune que l'on va garder 1000 ans et qui n'a pas fini d'être une intime compagne de moments intenses. Merci Marion pour cette unique découverte.

Prix indicatif : 550 €

Plus d’infos : http://www.pyrenex.com/sport/

Vue d'ensemble
Compartiments verticaux sur le buste
Renforts épaules
Système d'étanchéité
Guêtres de poignets en lycra
Gadget pour accrocher les gants
Dans son filet de stockage
Intérieur avec poche "secrète" pour cagoule de protection (derrière l'étiquette)
Bande polaire au niveau du cou
Jupe isolante (anti-neige et anti-vent)
Gadget chiffon anti-buée (poche poitrine droite)
Robustes systèmes de serrage
Interdiction de se moquer :)
Avec la fourrure
Serrage de capuche
Sans fourrure (+ adapté pour l'alpinisme)
Dans le sac de compression (mais pas compressé ici !)

mardi 6 septembre 2011

Y'a pas que l'alpinisme ! Un peu de paysages, d'agriculture, de traditions et de festivités

Une publication dans l'Echo Paysan, un journal de la Conf' 82 ? Pourquoi ?! Parce que c'était l'occasion de parler d'autres choses, vues et vécues au Pérou, au delà de la grimpette. On a donc écrit un petit article sans prétention cet été, conçu sous la forme de témoignage et de "Retour de périple au coeur des Andes péruviennes". Celui-ci vient d'être publié dans le n°116 et nous pouvons maintenant le partager ! Tout ne correspond pas exactement à ce que nous avons fait avec Flo, car la seconde partie du voyage était différente pour Maud et Aurélie. Mais tout ça ne change rien au sens de l'article. De quoi donner un peu plus encore l'envie de (re)venir dans ce pays :)

Notre article est en en pages 5 et 8. Mais on publie d'abord la première page qui contient la référence du journal que l'on remercie. D'ailleurs, lisez-la : vous y trouverez un édito en guise d'invitation à la fête organisée ce samedi 10 septembre en plein air. C'est chaque année convivial, festif et ouvert à tous. Avis aux amateurs !

Un conseil pour la lecture : cliquer sur l'image et zoomer la page !


L'occasion pour nous de publier quelques autres photos du voyage !

Ânes et chevaux pour relier les villages du Canyon de Colca
Manifestation d'alpacas à 3600 mètres d'altitude
De la place en terrasse mais pas d'ombre (Colca)
Marcher, porter, filer. Le trio gagnant pour vivre à Cabanaconde
Chapeaux traditionnels portés par des vendeuses de chapeaux traditionnels. C'est louche ...
Séchage de viande et grillage de maïs à domicile
Chivay : les montagnes ne sont jamais bien loin
Après le fameux tableau "L'origine du monde" (Courbet, 1866), voici "L'origine de la turista" (Bnos, 2011)
Cultures en terrasses (Cabanaconde)
Agriculture intensive
Presque le Canigó !
Parterre de fleurs en préparation : prochaine pub "Dior" ou cérémonie religieuse ?
Ah ben si même les gars s'y mettent, c'est pér-où qu'on va bon sang ...
Cacahuètes ambulantes
Pas de temps à perdre ! Petit commerce et tricotage (A noter : LE chapeau féminin de la région de Huaraz)
Des poulets à chaque coin de rue
Un maxi Best Of Big Huaraz Pig. Avec frite et coca. Sur place ou à emporter ?
Photo d'une photo de cochon d'inde grillé. Pour faire saliver le client devant les restos
Fêtes annuelles du solstice d'été à Cuzco. Beaux chapeaux. Décidément !
Tradition VS modernité occidentale ? Pffff ... plaisir, c'est tout.
Mixture locale mélangeant œufs, citron et alcool (fort). Ah ben quitte à aller à la rencontre des populations, allons-y jusqu'au bout :)

mercredi 24 août 2011

Test MATOS #2 : Les chaussures ZAMBERLAN DENALI


A vrai dire, on ne connaissait pas bien la marque ZAMBERLAN avant de préparer le voyage au Pérou. Et à vrai dire, on ne savait pas du tout quel était le meilleur choix à faire concernant les chaussures à embarquer au Pérou … Difficile de savoir si les nôtres (type Népal Top) suffiraient pour ce que nous voulions faire, s’il valait mieux prévoir quelque chose de plus chaud en cas de mauvais temps, si l’on allait bivouaquer dans la neige à plus de 5000 m, si des surbottes seraient idéales, etc. Les retours d’expérience de certains amis autour de nous finissaient presque de tout embrouiller : l’un était allé au Chopicalqui (+ de 6000 m) en LA SPORTIVA NEPAL TOP + Surbottes et avait trouvé ça un peu limite pour ses orteils, l’autre avait réussi le Shishapangma (+ de 8000 m) en coques ASOLO AFS 8000 sans aucun soucis … Pour nous, l’équation consistait à ne pas vouloir se geler les orteils sans pour autant investir dans des chaussures dont on peut très bien se passer le reste de l’année dans nos montagnes européennes. Alors on hésitait entre partir avec les notres seulement, acheter des surbottes en plus, acheter des coques ASOLO (car moins cher que le reste), ou encore acheter une chaussure chaude et technique (de type LA SPORTIVA SPANTIK ou SCARPA PHANTOM 6000).
Bref ! C’est en cherchant un maximum d’idées et de réponses à ces questions qu’on est tombé sur le site web de Zamberlan (www.zamberlan.com). Tous les modèles nous ont paru excellents ! Mais de là à penser qu’on en aurait bientôt une paire chacun, on était à mille lieux.
Tous ces questionnements ce sont réglés en une poignée de jours lorsque, grâce au soutien de PL DIFFUSION, nous avons reçu à la maison 2 paires du modèle DENALI à essayer durant notre séjour dans les Andes !
Voici donc ce qu’on peut en dire après les avoir monter sur deux sommets d’environ 5500 m par beau temps et les avoir testé dans du gros-gros mauvais temps (vent + grésil) sur les crêtes du Chopicalqui à 6000 m (-20° / -30° C) …
On a vraiment adoré :
  • Leur CHALEUR ! Très chaudes, incontestablement adaptées à des altitudes plus élevées ou à des températures plus basses que ce qu’on a eu. Il y’a de la marge ! Nous n’avons jamais ressenti le froid au bout des orteils
  • Leur POIDS : Elles sont assez légères pour des chaussures d’un tel apport thermique
  • Leur CHAUSSON INTERIEUR : pratique au bivouac (avec petite semelle isolante pour marcher)
  • La GUETRE intégrée, haute, hyper-isolante et protectrice
  • Le système de LACAGE rapide et facile à utiliser avec des gants
On a moins aimé :

Le HAUT DE LA GUETRE essentiellement ....
  • car la taille du tour de jambe de la guêtre est 10 fois trop large pour nous ! Trop maigres ?! Va falloir qu’on se mette à faire du vélo ou à prendre de l’EPO pour faire gonfler nos mollets … Quoi qu’il en soit, un simple système de serrage avec élastique améliorerait ce détail important en cas de tempête (sinon la neige rentre dans la guêtre)
  • car le CLIP-PRESSION qui permet de bloquer la fermeture éclair est protégé par une languette en caoutchouc très rigide qui irrite les tibias !
Au final, quel avis ?
Quelle chance on a d'avoir ce type de chaussure ! La DENALI est un très beau produit, solide et de qualité, d'où son prix élevé ... On a été séduit par cette chaussure d’altitude très chaude qui, contrairement aux premières apparences visuelles, n’est pas si lourde et encombrante qu’elle n’y paraît.
Elle nous a ravi durant les ascensions car le bloc semelle est bien taillé et facile à cramponner. Selon nous, la DENALI est idéale pour la progression sur glacier, couloirs ou face en glace ou neige. Pour le mixte, la pointe de la semelle est plutôt fine et précise mais l’épaisseur globale de la chaussure nous semble limiter son usage à de l’escalade mixte « classique » (de niveau moyen). Son champ d’activité dépasse très largement ce que nous en avons fait ! Particulièrement robuste et solidement conçue, on n’a pas fini de l’amener avec nous … Elle permet sérieusement d’envisager la découverte de la haute altitude (+ de 7000 mètres) et des mondes polaires. Plus près de nous, elle conviendra tout à fait pour certaines hivernales engagées dans les Alpes ou les Pyrénées.
Prix indicatif = 600 €
Plus d’infos ici :
http://www.zamberlan.com/
http://www.zamberlan.com/catalog/index.php?lang=en&pg=prod&idprod=175&idcat=1

jeudi 11 août 2011

Test Matos #1 : le réchaud JETBOIL HELIOS

On inaugure notre première chronique "matos" ! Ben ouais, au delà des belles photos et des moments passés en montagne, une petite expé, c'est aussi une accumulation d'ustensiles sur lesquels on compte plus que tout. Et comme pour tout voyage, mieux vaut faire le bon choix avant de partir parce qu'une fois sur place, ça peut rapidement devenir compliqué ... C'est tout particulièrement le cas du réchaud, pièce indispensable pour manger et boire (en faisant fondre de la neige) en montagne.
Après de nombreuses heures passées devant les différents catalogues et site internet, nous avons opté pour le Jetboil HELIOS.
Et autant dire de suite que notre choix s’est avéré juste car nous avons était vraiment surpris par la performance de cet outil. Nous l’avons testé jusqu'à 5500m par des températures entre -10 et -15° et nous n'avons observé aucune perte de régime. Pourtant ce réchaud fonctionne seulement au gaz !


Car effectivement, notre difficulté à choisir un type de réchaud venait principalement du choix entre l’essence et le gaz.
Pourquoi avoir choisi un réchaud à Gaz ?
Tout d’abord parce qu'on on trouve facilement du gaz au Pérou (Cuzco et Huaraz) et qu'il coûte à peu près le même prix qu'en France. Ensuite parce que le Jet Boil Helios est le premier réchaud à gaz à avoir été conçu pour fonctionner en haute altitude et dans le froid (notamment : il a était testé en chambre froide jusqu'à -20° par les fabricants). Enfin, nous voulions nous éviter tout les désagréments d’un réchaud à essence : l’odeur, l’entretien, l’attention qu’il faut porter dessus pour ne pas qu’il s éteigne, le risque de mettre le feu a la tente, etc.
Alors quels sont les avantages du Jetboil Helios ?
  • La capacité de la casserole (2 litres)
  • La largeur de la casserole (bien pratique pour faire fondre la neige)
  • Le pare-vent en plexiglas : solide, clippable et facile à ranger
  • Le système permettant que le gaz passe dans un tuyau réchauffé par la flamme avant même d’arriver dans le bruleur (ce qui liquéfie le gaz même par basses températures)
  • La cartouche de gaz est fixée à l’envers ce qui permet au gaz de bien descendre vers le tuyau et de bien vider la cartouche dans sa totalité
  • La stabilité de l'ensemble
  • La flamme est protégée par une grille en ferraille sous la casserole (sorte de résistance) qui maintient une température élevée pendant la cuisson même si l'air est frais
  • La rapidité de cuisson
  • La faible consommation de gaz
  • Le piezo fonctionne super bien
  • Aucun entretien à faire avant ou après utilisation
Quels sont les inconvénients du Jetboil Helios ?
  • La casserole n’a pas de bec verseur
  • La fixation de la poignée nous parait un peu fragile
  • Impossible de le suspendre à la paroi (donc pas adapté aux bigwalls)
  • Comme pour tout réchaud à gaz, il faut dormir avec les bombonnes bien au chaud dans le duvet
  • Il faut être un peu réveillé le matin pour ne pas faire comme moi, c'est-à-dire mettre la casserole sur le feu avec sa protection en plastique dessous.
En conclusion : Un réchaud qui permet de profiter des avantages pratiques du gaz dans le froid et en altitude. On a vraiment été séduit par ce matériel, sûr qu’il fera partie de nos prochaines aventures estivales et hivernales!

D'autres infos ici :

mercredi 10 août 2011

Les chroniques arrivent !

Chroniques Photos, Chroniques Matos, Chroniques non chroniquées, ca y'est : on s'y remet un peu !

Concernant les photos, ceux qui ont la chance de partir savent combien c'est agréable de se replonger dans les photos. Ça nous donne envie d'en partager d'avantage sur ce blog. On va sans doute faire des regroupements thématiques (quoique) et en publier régulièrement, jusqu'à ce qu'on est tout mis.

Concernant le matos, on prépare également quelques chroniques pour rendre compte du matériel qu'on a testé au Pérou. C'est peut être un trucs de passionnés abrutis par leur passion, mais ceux qui aiment parler "matos" seront ravis, eux :)

Concernant les chroniques non chroniquées ... c'est juste pour s'autoriser à écrire ce qu'on a envie d'écrire !

A très très vite donc,
Florian & Rémi

lundi 1 août 2011

Pyrénées-Pérou 2011 : La suite arrive ... dans quelques jours !

Déjà 15 jours que nous sommes rentrés à chez nous et l'on ne s'est pas encore trop re-penché sur le blog. Ben oui, il a fallu suivre le tour de France dans les Alpes, puis la natation, goûter le rosé de saison, réhabituer nos ventres à manger du melon et des tomates, bref : des choses vitales ! On a pourtant pas mal de chose à raconter et à partager. On prend un peu le temps, disons. Merci encore pour tous les messages hyper sympas que l'on a reçu et à très vite donc !